Coercition reproductive

Si vous pensez vivre une situation de coercition reproductive et que vous cherchez du soutien, du counseling ou des ressources communautaires gratuits, confidentiels, sans jugement et pro-choix, communiquez avec Planning des naissances d’Ottawa. Nous vous aiderons à obtenir les soins et le soutien dont vous avez besoin.

À propos de la coercition reproductive 

La coercition reproductive (CR) survient lorsqu’une autre personne exerce un contrôle sur vos choix concernant le fait d’avoir une grossesse, la façon dont celle-ci survient, le moment où elle survient ou le fait de devenir parent.

Cela peut se produire lorsqu’un·e partenaire, une personne proche aidante, un·e professionnel·le de la santé ou un membre de votre famille exerce un contrôle sur vos choix en matière de santé reproductive. Cette personne peut contrôler, limiter ou influencer vos décisions reproductives par la manipulation, l’intimidation, la rétention d’information, les menaces et/ou des actes de violence. 

Qui peut vivre de la coercition reproductive?

Cette forme de violence peut toucher toute personne et est fréquente. Toutefois, certaines populations sont davantage exposées à la coercition reproductive, notamment les mères, les jeunes, les personnes ayant un handicap physique ou cognitif, les communautés 2SLGBTQIA+, les personnes vivant avec le VIH, les travailleur·euses du sexe, les personnes immigrantes, les personnes sans statut et les résident·es non permanent·es, les personnes noires et autochtones, les personnes vivant dans des communautés rurales ou éloignées, ainsi que les personnes à faible revenu.

Qu’est-ce que l’autonomie reproductive?

L’autonomie reproductive consiste à avoir le pouvoir et le contrôle nécessaires pour prendre des décisions personnelles liées à la contraception, à la grossesse, à l’avortement et au fait d’avoir des enfants, sans subir de coercition, de manipulation ou d’influence déterminante liée à des obstacles systémiques (comme le coût inabordable des services de garde, l’accès à un logement stable, l’accès à l’alimentation, etc.). Cela comprend la capacité d’exprimer et de réaliser ses souhaits quant au fait d’avoir ou non des enfants, de décider si et quand devenir enceinte, de choisir si et quand utiliser une méthode de contraception ainsi que laquelle utiliser, et de décider de poursuivre ou non une grossesse ou d’avoir recours à l’avortement. Votre corps vous appartient — ces décisions vous reviennent, et à vous seul·e. La coercition reproductive, bien qu’elle englobe un éventail de comportements et de défaillances institutionnelles, repose fondamentalement sur la violation de l’autonomie reproductive d’une personne.

 

À quoi peut ressembler la coercition reproductive?

 

La coercition reproductive est une forme de violence sexuelle et est fréquente dans les relations où il existe déjà de la violence psychologique, physique et/ou sexuelle.

La coercition reproductive comprend des comportements tels que :

  • Détruire, cacher ou retirer physiquement votre méthode de contraception sans votre consentement.
  • Retirer ou endommager un condom à votre insu ou sans votre consentement (ce comportement peut également être appelé « retrait non consensuel du condom » ou « stealthing »).
    Selon une décision de la Cour suprême rendue en juillet 2022, une personne qui retire un condom pendant une relation sexuelle sans le consentement de l’autre personne peut faire face à des accusations d’agression sexuelle.
  • Ne pas respecter une entente concernant la méthode du retrait.
  • Utiliser la pression, l’intimidation ou des menaces pour vous pousser à tomber enceinte, à poursuivre une grossesse ou à avoir recours à l’avortement.
  • Vous exposer intentionnellement à des infections transmissibles sexuellement (ITS).
  • Menacer de vous faire du mal ou devenir violent·e si vous prenez une décision concernant votre santé reproductive avec laquelle la personne n’est pas d’accord.
  • Vous refuser un moyen de transport ou entraver votre accès aux services de santé sexuelle et reproductive.
  • Faire pression sur vous pour mettre votre transition de genre en pause afin de répondre à leurs attentes en matière de reproduction, ou pour utiliser votre corps à des fins de procréation ou d’éducation des enfants.
  • Utiliser votre statut d’immigration temporaire pour contrôler vos décisions reproductives (par exemple, menacer d’annuler un parrainage conjugal ou étudiant ou un permis de travail).
  • Les obstacles à l’accès à des soins de santé reproductive complets, particulièrement pour les personnes queer, trans et autochtones.
  • L'isolement par rapport aux services de santé reproductive dans les communautés rurales et/ou éloignées et dans les communautés fortement religieuses. 
  • La pression exercée sur les personnes en situation de handicap, les membres des communautés autochtones et les personnes vivant avec le VIH pour qu’elles soient stérilisées (cette méthode permanente de contraception comprend les hystérectomies et les ligatures des trompes imposées, effectuées sans le consentement pleinement éclairé des patient·es ou sans qu’iels en soient pleinement conscient·es).
  • Les politiques, systèmes et organisations qui punissent la divulgation de situations de violence et/ou cherchent à contrôler les résultats reproductifs, par exemple : 1) La menace d’une séparation familiale par l’entremise de la Société d’aide à l’enfance (SAE) lorsqu’une personne choisit d’avoir d’autres enfants ou cherche de l’aide en raison de violence. 2) Les politiques de parrainage d’immigration et de permis de travail qui peuvent décourager la divulgation de situations de violence. 3) Les organisations anti-avortement qui se présentent comme des cliniques de grossesse (centres de grossesse en situation de crise — CPC); consultez ce lien pour obtenir une liste des centres au Canada.
  • Les professionnel·les de la santé qui retiennent de l’information sur l’avortement, diffusent intentionnellement de la désinformation et/ou encouragent la poursuite d’une grossesse.
  • Les pressions sociales, culturelles, religieuses et familiales particulières liées aux décisions reproductives.
  • L’isolement au sein de la communauté et le jugement sévère auquel les personnes peuvent être confrontées en raison de leurs choix reproductifs. 
  • Les systèmes sociaux et gouvernementaux qui laissent les personnes enceintes sans véritable choix quant au fait de devenir parent en raison d’un manque de soutien social et d’une répartition insuffisante des ressources (par exemple, l’absence de revenu de base, de services de garde abordables, d’un logement stable ou d’un accès à l’alimentation).

Que faire si je vis de la coercition reproductive?

 

Si vous avez des inquiétudes concernant votre sécurité et/ou votre santé, n’hésitez pas à communiquer avec :

  • Le programme de soins aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus

L’Hôpital d’Ottawa – Campus Civic – (613) 798-5555 ext: 13770

https://www.ottawahospital.on.ca/fr/departements-et-services/soins-aux-victimes-dagression-sexuelle-ou-dabus 

  • La clinique de VoiceFound

(613) 686-1818

reception@voicefound.ca  

https://www.voicefound.ca/home 

https://www.instagram.com/voicefound/ 

Leurs équipes seront en mesure d’offrir :

  • Des tests de grossesse.
  • Des tests de dépistage des infections transmissibles sexuellement (ITS) et des tests Pap (dépistage du cancer du col de l’utérus).
  • La PrEP et la PPE contre le VIH (pour la prévention avant et après une exposition), ainsi que la vaccination contre les hépatites B et A.
  • La contraception d’urgence (Plan B, Ella, DIU au cuivre).
  • Du counseling en situation de crise et de la planification de la sécurité.
  • Des références vers d’autres services de soins et ressources disponibles à Ottawa.
  • Des avortements médicamenteux (VoiceFound).
  • La réalisation d’une trousse médico-légale de collecte de preuves en cas d’agression sexuelle (Hôpital Civic).

    Les impacts physiques, mentaux et émotionnels de la coercition reproductive peuvent représenter un lourd fardeau à porter, mais vous n’êtes pas seul·e.

    Pour obtenir un soutien par les pairs et du counseling immédiat :

    • Ligne de crise du Centre de soutien aux victimes d’agression sexuelle d’Ottawa (Sexual Assault Support Centre of Ottawa)

    (613)-234-2266

    info@sascottawa.com 

    https://sascottawa.com/ 

    https://www.instagram.com/sascottawa/ 

    • Soutien 24 h du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel d’Ottawa (Ottawa Rape Crisis Centre)

    (613)-562-2333

    Clavardage par message texte disponible de 12 h à minuit : 613-544-6424

    orcc@orcc.net 

    https://orcc.net/ 

    https://www.instagram.com/orccsupports/ 

    • Ligne Options de Planning des naissances d'Ottawa

    (613)-226-3234 ext: 101

    11 h à 18 h

    Du lundi au vendredi

    ppottawa@ppottawa.ca 

    https://ppottawa.ca/ 

    https://www.instagram.com/knowppottawa/ 

    Planned Parenthood Ottawa offre gratuitement du counseling confidentiel, sans jugement, fondé sur des données probantes et pro-choix en matière d’options de grossesse.Nous offrons du soutien, de l’information et des références vers des ressources aux personnes vivant de la coercition reproductive ou ayant des questions concernant l’adoption, l’avortement et le soutien après un avortement, la parentalité, la contraception et l’orientation vers des services liés aux ITS. Notre équipe et nos bénévoles sont là pour répondre à vos questions, vous offrir du soutien ou prendre rendez-vous avec l’un·e de nos conseillers·ères pairs.

    Planning des naissances d’Ottawa offre gratuitement des services de counseling pro-choix couvrant l’ensemble des options disponibles.

    Nous croyons que vous avez le droit de recevoir de l’information exacte et impartiale sur toutes vos options afin que vous puissiez prendre des décisions éclairées et en toute confiance. Vous pouvez nous parler de vos pensées, de vos émotions, de vos préoccupations et de vos questions, et nous ferons de notre mieux pour vous offrir le soutien et l’information dont vous avez besoin.

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